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Vérification et explication de chaque hypothèse.

• Hypothèse 1 : se chatouiller soi-même permet de résister aux chatouilles.

 

Se chatouiller soi-même n’apporte aucune réaction. Le test a été réalisé sur différentes personnes.

Afin de comprendre, des recherches ont été indispensables.

En effet, l’effet de surprise est inexistant.

C’est le cervelet, une partie de notre cerveau impliquée dans la coordination des mouvements et dans la posture, liée à la motricité, qui, d’habitude, provoque une réaction et entraîne le mouvement du muscle. Cette zone est capable de faire la différence entre les sensations que nous nous auto infligeons, et les sensations inattendues.

Dans le cas étudié, le cervelet est conscient de l’action qui lui sera soumise, et peut alors anticiper les réactions.

Donc aucun comportement, justifiant une sensibilité du corps aux chatouilles, n’est visible. On parle d’atténuation sensorielle.

De plus, les yeux ouverts, la réaction est atténuée car la vue permet de visualiser la sensation attendue et donc d’agir en conséquence.

Le cervelet

• Hypothèse 2 : Se concentrer permet de résister aux chatouilles.

 

Se concentrer pendant qu’on se fait chatouiller, se forcer à résister et gainer son corps permet de lutter contre les chatouilles, mais un certain temps seulement. Nous avons réalisé une expérience : lorsqu’un élève se faisait chatouiller, il devait se concentrer afin de résister le plus longtemps sans montrer de réactions de sensibilité.

Nous avons remarqué qu’une réaction se manifeste généralement plus

rapidement lors de chatouilles de type Gargalesis que Knimesis.

Cette observation parait évidente ; en effet, comme vu précédemment dans l’explication de la perception des chatouilles, les corpuscules de Pacini, responsables du ressenti des chatouilles de type Gargalesis, sont les plus gros récepteurs et réagissent plus rapidement lors d’un contact sur la peau, que les corpuscules de Meissner.

Les données obtenues pour les chatouilles de type Knimesis n'étaient pas intéressantes car beaucoup d'élèves ne montraient aucune réaction. Nous nous sommes donc intéressées aux chatouilles de type Gargalesis en séparant les filles et les garçons. 

le temps de réaction

le temps de réaction

le temps de réaction
temps de réaction

temps de réaction

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• Hypothèse 3 : L'âge est un facteur de résistance aux chatouilles.

 

Plus une personne vieillie, moins elle ressent les chatouilles. Notre sondage ainsi qu’une expérience ont vérifié cette hypothèse.

Les résultats de notre étude montrent que la majorité des adolescents ayant répondu à notre questionnaire, craignent moins les chatouilles que lorsqu’ils étaient enfants. Néanmoins, certains craignent autant, d’autres plus.

 

Une expérience sur des adultes a été réalisée. Nous remarquons qu’une minorité réagit aux chatouilles. Pourtant, ils nous ont affirmé les craindre étant enfants. Ceci est due à l'habitude, la connaissance du phénomène. Un enfant est innocent et découvre l'idée de toucher lorsqu'on le chatouille, ce qui lui permet de découvrir des sensations. Alors qu'un adulte est conscient de l'effet des chatouilles et l'anticipe déjà, ce qui réduit voire anéantit l'effet de surprise.

Ainsi, sa sensibilité est nulle. Plus on prend de l'âge, plus on s'habitue à la sensation infligée par des chatouilles, moins on les ressent.

10.3%

42.6%

47.1%

Les garçons:                                        Les filles:

• Hypothèse 4 :Le sexe est un autre facteur de résistance aux chatouilles.

 

Selon le sexe de la personne, la réaction aux chatouilles est plus longue.

Nous avons réalisé une expérience permettant de différencier le temps de réaction des filles et des garçons face aux chatouilles.

Nous avons observé le temps de réaction de 40 adolescents : 20 filles, 20 garçons en les chatouillant. Nous avons calculé la moyenne du temps de réaction de chaque sexe, ainsi que les écarts types.

 

Nous constatons que les garçons ont, en moyenne, un temps de réaction plus élevé que les filles : ils réagissent au bout de 5,9 secondes environ, contre 3,4 secondes pour les filles. Ceci est  sûrement due à la sensibilité de la peau à un toucher, qui est moins réactive chez un garçon que chez une fille.

Aussi, l'écart type trouvé pour chaque sexe est différent : il est légèrement plus élevé chez les garçons que chez les filles. L'écart type pour les garçons vaut 2,99 secondes, contre 2,98 secondes pour les filles.

Donc le temps de réaction varie en fonction du sexe. Il est alors plus facile, pour un garçon, que pour une fille, de résister un moment aux chatouilles.

• Hypothèse 5 : La prise de médicaments ou traitement est un moyen de résister aux chatouilles.

La rencontre avec une pharmacienne était nécessaire pour vérifier notre hypothèse. La professionnelle m'a affirmé qu'aucun médicament ni aucun traitement n'avait cette capacité.

En revanche, des crèmes permettent d’anesthésier des parties de la peau du corps humain. L’anesthésie d'une zone élimine tout ressenti (pression, chaleur, toucher,..) en l'endormant. Cet effet est temporaire et local : la peau se réveille plus ou moins tôt après la pose de la crème anesthésiante, qui est possible sur certaines zones du corps.

Par exemple :

- la crème Emla est une pommade contenant 2 agents : la lidocaïne et la prilocaïne, qui agissent sur la transmission des stimuli cutanés par conduction nerveuse. Ainsi, la peau est moins sensible.

- le gel ou le spray Xylocaïne permet d'anesthésier localement et temporairement . Ce produit est utile pour les interventions nasales, orales ou dentaires par exemple.

Alors des crèmes anesthésiantes favorisent la résistance à des stimuli de la peau comme les chatouilles. Mais aucun traitement médical n'assure cette action.

• Hypothèse 6 : Les neuropathies développées par le diabète est un autre facteur de résistance aux chatouilles.

 

Les personnes atteintes d'une neuropathie sont insensibles au toucher de certaines zones.

La neuropathie désigne un trouble, comme le diabète et le cancer, qui touche les nerfs périphériques, qui envoient l'information entre le système nerveux central composé du cerveau et la moelle épinière, et le reste du corps. La neuropathie peut empêcher le fonctionnement des organes internes.

Les diabétiques présentent souvent une neuropathie des pieds : aucune douleur (le chaud, le froid, la pression, les démangeaisons,..) n'est ressentie. En effet, le premier symptôme de la neuropathie est généralement un léger picotement qui s'aggrave avec le temps jusqu'à ce que la région touchée devienne insensible.

 

Ainsi, les personnes diabétiques touchées par une neuropathie sont insensibles aux chatouillements qu'ils ne perçoivent ni ressentent et leur résistance est assurée. Cependant, ceci est valable sur une zone du corps en particulier : les pieds.

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